Albert NGUIDJOL
HOMMAGE À KOPA
Par Albert Albert Nguidjol

A mon Président, ami et grand-frère Tsobgni Kopa de l’Aigle Royal de Dschang:

Dans ma riche et intense carrière d’entraineur de Football au Cameroun, j’ai directement rencontré beaucoup de Présidents de clubs, chacun avec son tempérament, ses forces et ses faiblesses. Mais dans la capitale du Department de la Menoua, j’ai eu le privilège de rencontrer le Président Tsobgni Roger Alias Kopa, qui avait eu la chance d’être footballeur d’élite, entraineur et puis Président de club. 

Dans ma petite enfance, je l’ai vu jouer lors des duels entre l’Aigle Royal de Dschang et notre équipe locale de première division l’Union d’Edéa. 

Comme entraîneur je l’ai vu à l’oeuvre sur le banc de touche de l’Aigle de Dschang, pendant que j’evoluais dans le Dragon de Yaoundé et dans Fédéral de Foumban. 

En 1983, j’ai été affecté comme professeur d’EPS au Centre Universitaire de Dschang et j’ai découvert Kopa comme Président de l’Aigle Royal de Dschang. Dans la bonne humeur, la générosité de coeur et l’amour du sport et singulierement l’amour du football qui le caracterisait, il m’a chaleureusement souhaité la bienvenue à Dschang autour d’un repas copieux, et nous avons parlé de tout et de rien, sauf de ma carrière de footballeur car malgré la distance, je travaillais à Dschang mais je continuais de jouer dans l’Equipe fanion du Noun, Fédéral de Foumban, qui était encore en Première Division. 

À la fin de la saison sportive 1983-84, mes charges académiques au Centre Universitaire, mes responsabilités familiales et le petit poids de l’âge m’ayant empêché de renouveler ma licence dans Fédéral de Foumban, j’ai été abordé par le feu Président de Bamboutos de Mbouda Mr Fofie Christophe, qui avait accepté toutes mes conditions. 

Mis au parfum de mon éventuel départ dans Bamboutos de Mbouda, un club rival à l’Aigle Royal de Dschang en deuxieme division dans la poule provinciale de l’Ouest, Kopa a piqué une crise. Il est venu me voir et je lui ai dit que pour réconsidéré mon adhésion dans Bamboutos de Mbouda, il devrait dédommager l’Équipe de Mbouda, malheureusement la barre était financièrement très haute pour les caisses de l’Aigle car je ne jouais plus pour les cacahuètes. 

Ce fut une saison sportive très très difficile pour moi, notamment lors des duels entre l’Aigle de Dschang et Bamboutos de Mbouda, qui souvent étaient suivis de beaucoup de débordements. 

Résidant à Dschang, je me souviens encore du mécontentement des supporters de l’Aigle qui digéraient mal mon choix et qui me criblaient d’injures lors des derbies entre ces deux équipes, car le résultat était toujours en faveur de Bamboutos. 

Seulement, pendant ce temps, Kopa avait pu assainir la situation entre lui et moi, à la fin de mes deux saisons dans Bamboutos, lorsqu’il avait vu la force de ma personnalité, à travers mon nouveau choix très surprenant de signer plutôt dans une autre équipe de deuxième division, Fozap de Dschang du Président Nguimatsa, où j’étais joueur/entraîneur, au lieu de rejoindre l’Aigle Royal de Dschang. 

À la fin de cette saison sportive, quoi qu’en 2e Division, Fozap de Dschang qui, avec les Mario, Monkam, Ngalamo le goal, Petit Charles, Papalo et le grand Alphonse Tchami,  jouait un football limpide et exquis, avait joué la Coupe du Cameroun jusqu’en 1/4 de finale où le Tonnerre de Yaoundé nous avait éliminés par 2-0

Cette année là, l’Aigle de Dschang devient Champion de la Poule de l’Ouest, peut-être parceque je n’étais plus dans Bamboutos...Rires. Donc Qualifié pour le tournoi Inter-Poules. 

Un soir Kopa vint me voir pour me demander si je pouvais accepter de préparer l’Aigle de Dschang pour le tournoi Interpoules 1986-87. Je me sentis très obligé de le faire compte tenu des efforts et des sacrifices personnels qu’à distance je voyais cet homme de cœur faire au profit de son département et en faveur de la jeunesse de la ville de Dschang. Et compte aussi de toutes les qualités de rassembleur que je l’ai vu démontrer pour détendre l’atmosphère entre lui et moi, les populations de Dschang et moi. 

Cette année, le tournoi Interpoules consacra la remontée de l’Aigle Royal de Dschang en Première Division, et ce fut l’euphorie à Dschang le jour de notre arrivée dans la ville. 

Malheureusement mon expérience avec l’Aigle de Dschang en première division avait été très compromise par des petites crises internes qui m’obligèrent de démissionner, d’ailleurs contre le gré de Président Kopa. 

En 1989 je fus affecté au Centre Universitaire de Dschang et à ma très grande surprise, quoi qu’entraînant la Dynamo de Douala, ma relation avec Kopa continuait de prendre une dimension plus grande, si bien que lors de tous ses passages à Douala nous nous rencontrions. 

Entre temps, les intrigues qui m’avaient obligé de quitter le banc de touche de l’Aigle de Dschang, avaient continué, et avaient provoqué le départ du monument Kopa de l’Aigle Royale de Dschang. 

Dans sa retraite sportive, Kopa m’avait beaucoup fait souffrir car tout le temps quand nous nous voyions à Douala, il me disait “Coach, c’est fini entre le football et moi” et je lui répondais toujours “ Pépé je comprends et je respecte ta position”. 

Une fois il était de passage à Douala. J’entrainais déjà l’Union de Douala, et nous avions  un duel contre le Racing de Bafoussam. 

Je savais que Kopa n’allait plus du tout dans les stades de football. Je l’ai flatté, et conscient de la bonne préparation de mon équipe, je lui ai dit “Pépé, sais tu que depuis que j’entraîne l’Union de Douala tu n’es pas venu me supporter”? Il m’a regardé bizarrement, et avec son rire en coin, il m’a promis de venir regarder le match au Stade de la Réunification, et il l’a fait. 

Ce fut un très grand et beau match, l’Union avait gagné par 3 buts à 1.  Et ce soir au Sawa Novotel, Kopa m’appela dans un coin de sa suite à l’hôtel, et me remis 50.000fcfa en me disant “Nguidjol, tu es un grand coach, voir tes enfants jouer, je souscris à ta demande de revenir dans le football mais plus dans l’Aigle”. 

Comme l’Union de Douala était une équipe Bamiléké, j’avais pensé que Kopa voulait devenir dirigeant des Nassaras Kamakaï. Nous avons retourné le problème dans tous les sens et finalement nous tombâmes d’accord de créer une équipe de football à Dschang pour le bonheur de la jeunesse de la Menoua et pour l’animation de la vie dans la capitale de la Menoua. 

Kopa me dit alors qu’il fallait que le nom de cette équipe soit un rapace. Immédiatement je lui ai dit “Épervier de Dschang”. Kopa a ri comme lui seul savait le faire, jusqu’à avoir les larmes aux yeux. Après je lui ai demandé pourquoi il riait tant, et il m’a dit qu’il y avait eu Épervier d’Ebolowa et que lui il voulait un nom que les Camerounais n’avaient jamais entendu. 
Malheureusement ce soir nous ne trouvâmes pas de nom. 

Kopa rentra à Dschang et deux semaines après, il revint à Douala pour me dire qu’il avait trouvé un nom; je lui demandai lequel donc et il me dit “Vautour de Dschang”.

Le 27eme  Anniversaire en 2020, de la commémoration du décès de cette icône du football camerounais en général, de la Région de l’Ouest et de la ville de Dschang en particulier est un moment de prise de conscience et d’interrogations personnelles par rapport à la grande dégringolade du football Camerounais, elle même liéé à la disparition des dirigeants passionnés et dévoués comme Kopa, et constitue un moment des révélations que j’ai gardées pendant très longtemps, afin que celles-ci inspirent les jeunes et tous les amoureux du football et afin que certaines spéculations sur l’avilissement des motivations des dirigeants nobles et des hommes de valeur comme le Président Kopa soient à jamais dissipées, ne fût-ce que pour le respect de l’homme et pour la postérité de sa famille. 

Il y a trois ans, j’avais reçu une demande d’amitié d’une jeune fille dans Facebook qui avait le nom Tsobgni. Comme souvent, j’ai ignoré la demande car le visage de cette fille ne me rappelait rien du tout. Quelques temps après cet élément de Facebook revenait toujours dans mon esprit. C’est alors que j’ai appelé mon ami Sobgou François Didi. Je lui ai donné le nom de la fille et je lui ai demandé s’il la connaissait. 

À ma très grande surprise Didi m’a dit que c’était la fille de Kopa. Je n’en revenais pas. J’ai donc accepté l’amitié, nous sommes rentrés en contact, et ce jour, elle pleurait chez elle et moi, je pleurais chez moi. 

Bref! Mémé comme son Papa l’appelait affectueusement quand elle grandissait, est venue me voir quelques mois après et j’étais aux anges. J’ai pensé au témoignage de Mémé lors des obsèques de Kopa, alors qu’elle avait à peine 12 ans. Son témoignage qui était le tout dernier avant l’inhumation, était si émouvant que nous tous avions fondu en larmes. 

Presque trois  décennies après la mort de Kopa, l’entreprenariat et la détermination de Mémé me rappele beaucoup son Papa et je ne cesse de lui dire que je suis très fière d’elle. 

Aujourd’hui, avec beaucoup de recul, je tire le chapeau à mon ami et grand frère Kopa car, au vu de tout ce que j’ai entendu après sa mort, au vu de ce qui s’est passé dans sa famille après sa mort, je comprends pourquoi il avait choisi de donner le nom VAUTOUR à l’équipe de football qu’il avait créée à Dschang après son départ de l’Aigle. 

Je peux juste dire à tout le monde de permettre que la progéniture de Kopa continue de prospérer comme il l’aurait souhaité, s’il vivait encore. 

Aussi, je souhaiterais que la Fondation Tsobgny Kopa puisse voir le jour à Dschang un de ces quatres matins, car Dschang est une ville où la jeunesse a besoin d’aide et d’assistance. 

Empêcher que tout ce que Je viens d’énumérer se réalise, sera la TROISIÈME mort de Kopa, après sa DEUXIÈME mort, qu’avait constitué le décès après lui de son fils unique Patrice, de suite d’un accident de circulation. 

Repose en paix Pépé, je ne t’oublierai jamais, car je sais que de là où tu es, tu veilles sur ta progéniture et continue de veiller sur les enfants des autres qui t’ont rejoint au séjour des morts, et que tu avais si bien encadrés sur terre ( Nguena, Namvou Caporal, Ebongue, Nguena...)
Peace and Love

Albert Nguidjol.
Claude KANA
Je suis Claude KANA, Juriste à la base, Docteur en droit de l’Université de Genève en Suisse, pendant quelques années Conseiller aux affaires économiques à la Délégation permanente de l’Union Africaine à Genève. 

Agent de joueurs FIFA agréé, spécialisé dans le management des sportifs, la gestion des projets d’investissement sportifs en Afrique, les relations publiques et la réalisation des travaux et études dans le domaine du sport. Historien du football et auteur de plusieurs livres sur le football .

 
1- Comment avez-vous connu ou entendu parler de TSOBGNI Paul KOPA ?
 
TSOBGNI Paul KOPA a marqué au fer rouge l’histoire de l’Aigle Royal de la Menoua, et c’est le seul dans l’histoire du football camerounais à avoir été Supporter, Joueur, Capitaine, Entraîneur et Président d’un club de football. Et pour cette raison, nous avons grandi avec son nom, avant même d’avoir l’âge d’aller au stade. Nos ainés nous racontaient qu’il avait été un joueur de l’équipe nationale du Cameroun, et que c’est ce qui lui avait valu le surnom du célèbre footballeur français Raymond KOPA. Et c’est en entrant un peu plus en profondeur dans l’histoire du football camerounais que j’ai effectivement eu la confirmation qu’il a été dans la première équipe du Cameroun qui a participé aux 2eme Jeux de la Communauté française à Madagascar en 1960.
 
2- Qu’inspire cet homme chez vous ?
 
La passion, l’abnégation, l’amour du football, et de son département. Pour pouvoir faire tout ce qu’il a fait pour le football (et pour d’autres domaines d’activité) dans la Menoua, il fallait être vraiment passionné, et généreux. Dans le football, ceux qui mettent la main dans la poche ne sont pas très nombreux. 

Le Président porte le fardeau tout seul. Et dès qu’il y a le moindre problème, on le critique, on l’insulte, on le malmène, et on oublie très facilement tout ce qu’il a déjà réalisé. Tout le monde convoite sa place, sans les charges. C’est le propre d’un domaine qui est fondé sur la passion. Et pour résister aussi longtemps dans une telle marre, il faut une bonne dose de passion et d’amour.

 
3- Que savez-vous de lui ?
 
Ce que je sais de Paul TSOBGNI KOPA c’est qu’il a commencé sa carrière dans l’Aigle de Dschang à la fin des années 50. Il évoluera avec les SONFACK PETIT Michel, Nana TCHOKONDO, SOBZE Jean-Marie, ASSONKENG Benoît, TCHOUTEZEM Gaston, BOMBA Léon, GRAND NANA Albert, BAHILA Etienne, WA Mathurin Martial, pour devenir la capitaine de l’équipe vers 1965. 

Ce que le commun des mortels ne sait pas, c’est que les qualités de Paul Roger TSOBGNI lui ouvrent très tôt les portes de l’équipe nationale du Cameroun. Il a pour coéquipiers à l’époque André TEKEU, Léon NOAH, Ernest ETROUKAN, Pierre SIMO, Roger KENELOGUE, Victor MOUDOUTE, Pascal ESSONO ONAMBELE, Nicodème BISSONI, Emmanuel TOTO, Georges NDO NNA, Samuel MBAPPE LEPPE, Colbert KOTTO, Alphonse TOTO, et Léonard NSEKE.

 
Dès la fin de sa carrière, Paul TSOBGNI KOPA devient entraineur de l’Aigle. Mais le passage le plus remarqué c’est quand il est devenu président. 

En devenant Président, il connaitra la génération qui restera à jamais la plus douée de toute l’histoire de l’Aigle, celle qui qualifia l’équipe nationale junior du Cameroun pour la Coupe du Monde U20 en Australie en 1981. 

Redescendu en 2e division sous la présidence de Paul PANKA TSOBGNY, El Pacha connaitra plusieurs années de lutte fratricide avec Bamboutos qui domine outrageusement la ligue provinciale de l’Ouest.

 
Le purgatoire sera long. Paul TSOBGNI KOPA est obligé de reprendre les choses en main. Après une cour assidue, il finit par engager Albert NGUIDJOL comme entraineur. En 1987, l’oiseau de la Menoua fera son retour en première division, mais redescend en deuxième division juste une saison après. 

Le président KOPA, vivement critiqué, démissionne pour aller créer VAUTOUR de Dschang qui, en l’espace de 2 ans viendra se hisser en première division. Voilà l’œuvre sportive de ce grand homme de la Menoua. C’était aussi un acteur économique de premier plan, qui a créé des milliers d’emplois pour les jeunes. On devrait à ce titre lui témoigner une reconnaissance éternelle.

 
4- Qu'aimeriez-vous apprendre davantage ?
 
Aux dernières nouvelles, j’ai appris que Vautour de Dschang, le dernier bébé du Président KOPA appartiendrait à Etienne TAMO. Je ne sais pas exactement dans quelle division l’équipe évolue, si elle joue toujours à Dschang parce qu’on n’en entend pas trop parler, si la Famille TSOBGNI a encore quelques droits sur l’équipe, si elle a été cédée, ou si c’est avec son accord que Monsieur TAMO administre l’équipe.
 
5- Que peut-on retenir de sa vie ?
 
Manifestement, il a beaucoup donné, mais a très peu reçu en retour. Pour moi qui suis dans les milieux du football camerounais, j’ai pu mesurer à travers les témoignages des plus âgés que moi, de l’immensité de ce qu’a réalisé cet homme pour la Menoua, et de l’admiration qu’on lui voue au-delà du département. Les élites du département lui doivent un peu plus d’égards, de respect et de reconnaissance. 

C’est sur l’histoire qu’on construit le futur. Que ce soit dans le football, ou en politique, on ne peut pas toujours penser que pour avoir de la lumière sur soi, il faut absolument raser et oublier ce qui a été fait avant. 

Si chaque élite de la Menoua avait fait juste le tiers de ce qu’a fait Paul TSOBGNI KOPA, Dschang serait plus avancé.

 
Dans le cadre du plan national d’aménagement des infrastructures sportives pour la Coupe d’Afrique des nations qui devait se jouer en 2019, mais qui a été reprogrammée en 2021, tous les stades de la Province de l’Ouest ont été refaits, sauf le Stade du CENAJES. 

Bafoussam a trois stades, Bandjoun a le sien, Mbouda aussi, Bagangté aussi, Bafang aussi. Dschang est le parent pauvre du football camerounais. 

Pourtant on a eu des ministres, des secrétaires généraux et des personnalités haut placées qui auraient dû ou pu plaider notre cause. Rien n’a été fait. Chacun a préservé ses intérêts égoïstes. Du temps de KOPA, je pense qu’il en serait autrement.

 
6- Qu'est-ce qui vous a le plus marqué chez cet homme ?
 
Malheureusement, je suis un peu jeune pour l’avoir connu personnellement. Mais des témoignages de ceux qui l’ont connu, il ressort que c’était un grand homme, un passionné, un acharné du travail et un grand mécène du football. L’indice qui permet de mesurer l’immensité de sa tâche c’est le niveau de l’équipe de son cœur, l’Aigle Royal de la Menoua aujourd’hui.
 
7- Que lui diriez-vous aujourd'hui s'il était en face de vous ?
 
Je lui dirai « Président, tu es parti trop tôt ».
 
8- Que serait selon vous la meilleure manière de lui rendre hommage ?
 
Son aura a traversé les frontières du seul département de la Menoua. A titre personnel, en tant que fils de la Menoua et historien du football, je lui ai réservé un chapitre dans mon prochain livre, « LES 50 LEGENDES DU FOOTBALL CAMEROUNAIS », Ouvrage à paraitre bientôt aux Editions de Schabel, Avec la préface de Gérard DREYFUS, parce qu’il le mérite.
 
Mais on pourrait imaginer un hommage de différents ordres : L’Etat du Cameroun et la Ville de Dschang pourraient refaire le Stade du CENAJES et lui donner son nom, parce que plus que toute autre personnalité, il a incarné le sport dans la ville de Dschang. 

Au niveau du Département, tous ceux qui s’occupent de l’Aigle devraient réfléchir sur les initiatives pour redynamiser l’équipe : Faire un siège pour l’équipe avec les posters des anciens présidents, entraineurs et grands joueurs, réaliser un film-documentaire pour retracer l’histoire, écrire un livre d’histoire de l’Aigle, et remobiliser les élites.

 
9- Un dernier mot ?
 
Dans la vie, le meilleur reste toujours à venir. Il ne faut jamais désespérer. A condition qu’on soit tout conscient de ce qu’il faut faire pour inverser le destin.

Mes ouvrages:

1.  « LA FABULEUSE HISTOIRE DES LIONS INDOMPTABLES DU CAMEROUN, DE SAMUEL MBAPPE LEPPE A SAMUEL ETO’O » paru en 2014 aux Editions Téham, Paris, 462 pages.

 
2.  « LES 50 LEGENDES DU FOOTBALL CAMEROUNAIS », Ouvrage à paraitre bientôt aux Editions de Schabel, Avec la préface de Gérard DREYFUS, 262 pages.
 
3. Ouvrage commandé par le CALIF : Collectif des Anciens Lions Indomptables « LE LIVRE D’HOMMAGE AUX ANCIENS LIONS INDOMPTABLES DE 1967 A 1980 », en marge du championnat d’Afrique des nations Cameroun-2020, Janvier 2020, 50 pages.
 
4.  Ouvrage avec un collectif de journalistes sud-américains, dont l’auteur principal est PANCHO JAUREGUI : « FOOTBALL AFRICAIN, Chroniques, histoires et investigations » paru aux Editions Libro.futbol.com, Buenos Aires 2020, 450 pages.
 
5.       Ouvrage avec un collectif de journalistes camerounais : « Regards croisés sur le patriotisme en Afrique : la place du sport dans la construction de l’identité nationale et la perpétuation de la conscience collective », ouvrage à paraître aux Editions l’Harmattan.
 
6.  « LA LEGENDE DES LIONS INDOMPTABLES A TRAVERS 2000 PHOTOS INEDITES », en collaboration avec le FIFA World football Museum, Lausanne 2020, ouvrage en préparation, seulement en version numérique, 210 pages.
 
Ramses BRÉ TSANA
À propos de TSOBGNI  Paul Kopa

Je m'appelle Ramses BRE TSANA, Diplômé  en sciences politiques et chercheur à l'université de Douala


1. Comment avez-vous connu ou entendu parler de Tsobgni Paul Kopa ?

J’ai entendu parler de Kopa avant de le connaitre. On parlait de lui comme l’un des plus grands hommes d’affaires de la ville de Dschang.

Je l’ai connu dans la ville de Dschang. J’étais élève au Lycée classique de Dschang dans les années 1990.

Kopa était le Président du Club de Football dénommé « VAUTOUR FC » de Dschang. Il y avait un Bâtiment situé entre La Poste et l’actuel immeuble abritant la Radio Yemba.
C’est là où les joueurs de Vautour FC se retrouvaient après chaque match disputé à Dschang.

À chaque victoire du club au Stade du CENAJES de Dschang, Kopa organisait la fête à son domicile situé au Quartier Madagascar, près de l’Église évangélique. Ma curiosité m’amenait à aller là-bas après les victoires de Vautour FC !

2. Qu’inspire cet homme chez vous ?

Kopa inspire le symbole de l’innovation, de l’ardeur au travail. Mais aussi un « mythe », puisque dans la ville de Dschang, son nom est évoqué avec beaucoup de prudence et de peur.

3. Que savez-vous de lui ?

On parlait de Kopa comme quelqu’un de très riche ! Grand Homme d’affaires, il est allé au Mondial Italia 90, et est retourné aves des Bus Gros porteurs pour créer la grande agence de voyage de Dschang dénommée « Ménoua Lines ». 

Il était le frère du Maire Paul Tsobgni Panka. Il est le premier à rouler dans une voiture de Marque Mercedes dans la ville de Dschang. 

Il est reconnu comme le plus grand Président de l’Aigle royal de Dschang, celui qui a ramené le club mythique de la Ménoua en première Division en 1987. 

Son aura est resté collé à des espaces ludiques et sportifs. 

Je me souviens de « Tam-Tam Kopa » ! 

Malgré le fait qu’il ait quitté la Présidence de l’Aigle royal de Dschang pour créer Vautour FC, son nom est resté rattaché à l’« Aigle royal ». 

Malgré le fait que l’espace ludique ait changé d’appellation, les anciens, les taximen et les conducteurs de mototaxis de la ville continuent d’associer le nom KOPA à ce lieu de distraction. 

Il en est de même de son domicile qui sert de références aux habitants du quartier et aux usagers de la ville.


Sur le plan politique, il est devenu Président départemental de l’Union démocratique du Cameroun (UDC), en dépit du fait son frère et partenaire Tsobgni Paul Panka était membre local et très influent du RDPC. Ce qui témoigne d’une liberté de choix et d’opinion  de Kopa.

4.Qu’aimeriez-vous apprendre davantage ?

J’aimerai connaitre d’autres contours de sa vie, notamment son enfance, son éducation, sa formation et surtout ses motivations en affaires.

5. Que peut-on retenir de sa vie ?

  • Un Grand homme d’affaires
  • Un innovateur
  • Un amoureux et inconditionnel du Sport
  • Un acteur du Développement local
6. Qu’est-ce qui vous a le plus marqué chez cet homme ?

Ce qui m’a le plus marqué chez Kopa, c’est sa volonté d’innover, la multiplicité de ses affaires et surtout son amour pour le sport et le rayonnement de la ville de Dschang.

7. Que lui diriez-vous aujourd’hui s’il était en face de vous ?


S’il était en face de moi aujourd’hui, je lui poserai la question de savoir quel est son secret de la réussite ?

7. Que serait selon vous la meilleure manière de lui rendre hommage ?

  • Il serait judicieux de créer des prix spéciaux dans les établissements d’enseignement du primaire, du secondaire et du supérieur. Ceci permettre de faire en sorte que Kopa et son œuvre ne tombent pas dans l’oubli. On peut également encourager les recherches universitaires sur l’œuvre de Tsobgni Paul Kopa.
  • S’il y a une ligue départementale du football dans sa localité de naissance, on pourrait mettre en place un ou des prix au nom de Kopa pour récompenser les meilleurs lauréats de la saison sportive.
  • On peut également créer un championnat de football de jeunes durant les vacances dans la ville de Dschang. Il pourra être dénommé « Kopa Sports Vacances » en abrégé « KSV ».
  • Il faudra aussi peut-être utile de réhabiliter son domicile urbain et inscrire sur la barrière ou le bâtiment : « Résidence Paul Tsobgni Kopa ». Cela permettra à ceux qui ne l’on pas connu, de savoir qu’« ici a vécu un Grand homme »
8. Un dernier mot ?

Il serait judicieux de réhabiliter son domicile urbain, afin d’empêcher la disparition de son image et de son nom dans la mémoire des habitants de Dschang.

Jean-Marie NGUIMFACK
J'ai bien connu TSOBGNI Paul, le capitaine et virevoltant milieu offensif  de l'Aigle Royal de Dschang (et de l'équipe Nationale du Cameroun, quand il était appelé en sélection), au cours des années 1950, 1960 et 1970. Son jeu faisait penser à celui de  Raymond KOPA, le capitaine et meneur de jeu de l'équipe nationale de France.  D'où son surnom de KOPA. 

Quand il a arrêté sa carrière de footballeur, il est devenu l'amblematique entraîneur de Aigle de Dschang. Il est mort trop tôt pour nous qui étions ses fans. Que son âme repose en paix. 

GUIMFACQ Jean-Marie