Afin de pérenniser sa vision ainsi que ses oeuvres de bienfaisance auprès des personnes défavorisées, plusieurs initiatives seront mises sur pied et pilotées par les administrateurs de la fondation.
Nous créons des programmes qui répondent aux besoins urgents tout en favorisant le développement du sport.
Nous créons des programmes qui répondent aux besoins urgents tout en favorisant l'accès à l'eau potable.
Nous créons des programmes qui répondent aux besoins urgents tout en favorisant l'accès aux soins.
Nous créons des programmes qui répondent aux besoins urgents tout en favorisant l'entraide communautaire.
Nous créons des programmes qui répondent aux besoins urgents tout en favorisant la nutrition.
Nous créons des programmes qui répondent aux besoins urgents tout en favorisant l'éducation.
Il y a 27 ans, je perdais mon papa.
La pire expérience de ma vie, le traumatisme de toute mon existence.
Sur sa tombe, je fis une promesse.
La dernière fois que j'ai vu mon père, nous étions au village, chez nous à la pastorale (Ndzii), juste après les funérailles de ses parents.
C'était vers midi, nous avions encore des invités dans la concession.
Il m'a dit devant le portail : « Va avec maman, j'ai encore du travail ici, je viens te chercher après. »
Je ne voulais pas partir comme toujours, je ne supportais pas de rester éloignée de lui trop longtemps.
Devant mes réticences, il m'a prise dans ses bras et dit ceci : « Je viens te chercher, ne t'inquiète pas, va avec maman. »
Alors je suis partie avec maman, rassurée mais le cœur un peu lourd.
Dans la voiture, je me suis retournée pour lui dire au revoir de la main, et je suis restée collée à la vitre arrière pendant qu'on s'éloignait.
Il est resté debout à me faire signe jusqu'à ce qu'on ne puisse plus se voir. Il souriait, et moi aussi.
Je ne l'ai jamais revu.
« Va avec maman, je viens te chercher, ne t'inquiète pas », ce sont ses derniers mots.
La dernière image : nos au revoir de la main quand la voiture s'éloignait.
Ah Papaaa ! Tu me disais adieu !?
Comment pensais-tu que j'allais survivre sans toi ?
Tu ne m'avais pas préparée pour grandir sans père et j'ai failli en mourir !
Un choc pareil, c'était beaucoup trop pour l'enfant que j'étais.
Ta mission sur terre n'était pas encore terminée.
Le chagrin m'a tellement consumée que mes jours étaient presque comptés après ta mort.
Avais-je eu un pressentiment ce jour-là ? Devant notre maison au village ?
Voici 27 ans que je t'attends toujours. Tu n'es jamais venu me chercher.
Mon père ne m'avait jamais menti, mon père tenait toujours ses promesses.
Mais pendant 27 ans j'ai attendu, et je continue toujours à attendre.
Quelle tragédie ! Mon chagrin fut inconsolable.
Quand j'ai eu 15 ans, j'ai demandé à ma mère comment créer une rue pour lui à Dschang, ou à défaut, un monument.
À mes 18 ans je réfléchissais à comment donner son nom à un stade. Il le méritait amplement.
J'ai beaucoup rêvé, réfléchi, car je voulais absolument tenir la parole faite à mon père lors de son enterrement : « Tu verras, on ne t'oubliera pas. »
Je le voyais dans mes rêves, je lui parlais, je ne voulais pas qu'il s'en aille, qu'il me laisse.
C'est alors que j'ai eu l'idée de lui rendre hommage en créant une fondation en son nom. Je ne savais même pas comment faire, ni par où commencer, j'étais encore une enfant.
Ce projet, je l'ai écrit il y a des années, peut-être n'avais-je pas encore la force d'outrepasser mon propre chagrin pour revoir son visage et m'investir dans cette voie.
On dit bien qu'il faut un temps pour chaque chose. Et je pense que c'est bien vrai.
J'ai grandi en étant guidée par une volonté immense de rendre hommage à l'homme qui me donna la vie.
Ma raison de vivre, mon repère.
L'homme qui à ma naissance me donna le nom de sa mère : Maa, ZEBAZE, Maa Ndzii, Maa NDweuh.
L'homme qui illumina mon enfance de son amour et de sa bienveillance.
Ce fut long, pénible et très douloureux de perdre ce papa-là.
Et d'ailleurs, ça l'est toujours.
Toutefois, aujourd'hui je me sens prête.
Cette fondation que j'ai longtemps pensée, je la mets enfin sur pied car le moment est venu.
Mon papa mérite ce qu'il y a de meilleur comme hommage.
Un grand homme ! Voilà ce qu'il était.
C'est ma thérapie, l'hymne d'une petite fille qui a longtemps attendu le retour de son papa.
Et qui sait ? Probablement le chemin d'une guérison longtemps recherchée.
L'après lui fut un désastre, un déluge et une lutte acharnée pour la survie émotionnelle pour moi.
Non ! Mon père ne doit pas avoir vécu en vain.
Mon récent voyage au Cameroun en janvier 2020, pour l'enterrement de ma tante, ZEBAZE Rose (Rose Maa), chez mon papa à Johnny Baleng, a été le déclic qu'il me fallait.
Nous y sommes Papa,
Je rentre chez moi, dans ma maison, au village, et en tant que ta Maa, je ferai ce que je dois faire.
TSOBGNI Z.V.Y
Maa Ndzii, Mémé